L’Eclat Numéro 06

lundi 9 février 2015
par  Bernard

Octobre 2012

Contre la gestion financière et suicidaire des énergies !

Pour une société libertaire !

Depuis trop longtemps déjà nous sommes alertées sur la raréfaction des ressources énergétiques et la problématique de l’accès à l’eau pour tout-es. Mais capitalistes et États n’en ont que faire car pour eux seul compte leurs intérêts financiers et stratégiques. Que les deux tiers des habitant-es de la planète n’aient pas accès à l’eau potable ou brûlent leurs forêts pour faire la cuisine les indiffèrent puisque de toute façon ces populations, vivant avec un dollar par jour, ne sont pas « solvables » pour acheter pétrole, gaz, centrales nucléaires, réseaux d’eau et d’assainissement.
Pourtant et malgré toutes les magouilles, trafics et catastrophes, la donne est peut-être bien en train de changer.

Nous savons, dixit la Cour des Comptes, le prix exorbitant de l’énergie électrique d’origine nucléaire en France : plusieurs centaines de milliards d’euros alors que depuis plus de quarante ans l’État et les lobbies nucléocrates n’ont cessés de mentir en nous assurant que seul le nucléaire garantissait notre « indépendance nationale » et était l’énergie la moins chère. Maintenant chacun-e se rend bien compte que la facture d’EDF augmente de plus en plus vite. C’est qu’il leur faut bien penser à construire les EPR et à déconstruire les vieilles centrales ! Et comme ces coûts avaient toujours été sous-estimés … Quand à notre indépendance elle est illusoire et dépend de la capacité de l’État à entretenir une présence militaire au Niger et à soutenir un système quasi dictatorial au Kazakhstan. Drôle de conception des relations internationales basées sur la peur et la terreur.

Quand aux produits pétroliers et leurs dérivés : gaz, gas-oil, fioul et plastics en tous genres, ils sont de plus en plus chers parce que la demande mondiale s’accroît et que les gisements sont de plus en plus difficiles d’accès, donc coûteux à extraire.
Bien entendu les Shell, Total, autres trusts ont la solution : les pétroles et gaz de schistes seraient tellement abondant qu’il faudra des centaines d’années pour les épuiser. Quand aux nucléocrates ils nous promettent l’énergie perpétuelle avec le réacteur du futur ITER.

Il y a quand même quelques « petits » problèmes à résoudre :

1)- l’énergie nucléaire n’est pas maîtrisée, tant les réacteurs que les déchets. Les japonais en savent aujourd’hui le prix. Ici-même, dans le Bugey, les nucléocrates nous imposent une vieille centrale avec en prime un site de stockage de déchets nommé ICEDA.

2)- Depuis dix ans, aux USA, les trusts pétroliers extraient gaz et pétrole de schiste en toute impunité. Sauf qu’aujourd’hui nous savons avec certitude les effets désastreux sur l’environnement de la technique de fracturation hydraulique avec sa centaine de composants chimiques utilisés pour ce faire. Et comme il est difficile d’imaginer que gaz et pétrole puissent être extirpés des roches par lévitation, nous savons qu’il n’y aura jamais d’exploitation « propre » de ses ressources. N’en déplaise à Hollande qui remet à cinq ans l’exploration et l’exploitation de ces « ressources » en misant sur l’évolution des technologies.

Que nous le voulions ou non nous sommes confrontés à des impasses énergétiques insolubles dans le cadre d’une société basée sur le profit et la domination des populations.

Ou nous nous laissons imposer des logiques capitalistes et étatiques de plus en plus autoritaires et suicidaires.

Ou nous commençons à préparer une autre organisation sociétale prenant en compte nos besoins individuels et collectifs, les capacités de l’environnement à y répondre, le tout dans un cadre démocratique, égalitaire et libertaire.


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