L’Eclat numéro 15

Mai 2016
vendredi 13 mai 2016
par  Gia

La république des patrons.

Servir la soupe avant qu’elle ne refroidisse.

Pour la gauche au pouvoir, il y a urgence. Avant de passer la main, elle s’empresse de faire son sale boulot : imposer ce que la droite aurait eu plus de mal à faire digérer. Sachant pouvoir compter sur la complicité acquise des syndicats collaborationnistes (CFDT, UNSA, CFTC), le gouvernement cherche à faire passer en force le projet de loi travail. Couronnement de ce calamiteux quinquennat, la loi El Khomri vise à soumettre les travailleuses et les travailleurs à l’arbitraire patronal le plus total. Mais cela ne se fera pas en douceur.

La spontanéité face à la routine.

En effet, l’ampleur des mobilisations a probablement surpris le pouvoir. Alors que les bureaucraties syndicales se montraient, une fois de plus, « responsables » en organisant des journées isolées et en faisant obstacle à la convergence des luttes, les jeunes ont débordé la routine syndicale comme ce fut le cas en 2006 lors de la lutte contre le CPE.

Des arguments contondants.

La réponse du pouvoir ne s’est pas faite attendre : elle a été d’une brutalité inouïe. Le sinistre Cazeneuve, ministre de la matraque, s’abrite derrière le sempiternel catéchisme républicain pour justifier les brutalités policières avec une morgue sans précédent. Le 28 avril, à la suite des manifestations, il traitait avec mépris les opposants à la loi pro-patronale, déclarant « Ceux qui essaient d’instrumentaliser ce contexte à des fins politiques en proposant qu’on interdise tout sont à la fois ignorants du droit et ignorants de ce qu’est l’état d’urgence et ignorants de ce qu’est la République et des principes de liberté qui la guident ». Il devient de plus en plus évident, même aux yeux des plus naïfs, que les principes républicains dont se réclame le PS se réduisent à la liberté d’exploiter et de matraquer.

Une lutte sans merci.

On peut s’attendre, dans la période actuelle, à un renforcement des violences étatiques et de la répression contre celles et ceux qui osent faire obstacle au bon fonctionnement du capitalisme. Face à cela, on ne peut pas se contenter de grèves calendaires et de manifestations rituelles. Il nous appartient d’œuvrer à un renforcement de la lutte et à la construction d’une grève générale, seuls moyens de renverser cet ordre social injuste.


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